Le lundi 15 juin 2026, la commune de Baillif a accueilli en mairie une réunion de travail dédiée au Projet d’Enrochement du Littoral du Bourg. Autour de Madame le Maire de la ville de Baillif, Marie-Yveline THEOBALD PONCHATEAU de nombreux partenaires institutionnels et techniques étaient réunis, parmi lesquels les représentants le Secrétaire Général de la préfecture Sous-Préfet de l’arrondissement du Sud Basse-Terre, Monsieur Maurice TUBUL, le Directeur Adjoint de la DEAL, Monsieur Thierry Sabathier, la représentante du Conseil Régional , Madame Sophie KANOR GILES et le représentant de la Communauté d’Agglomération Grand Sud Caraïbes, Monsieur LEMOYNE Alexandre.
Cette rencontre s’inscrit dans une démarche de concertation visant à faire avancer un projet structurant pour la commune, à la fois en matière de sécurité publique et de développement territorial. Comme l’a rappelé Madame le Maire dans son intervention introductive, Baillif est un territoire particulièrement exposé aux risques naturels, en raison de sa situation entre mer et montagne et de la présence de nombreux cours d’eau.
Au cours de la réunion, les enjeux ont été clairement présentés : érosion du littoral, risques de submersion marine, inondations et dégradation progressive des infrastructures. Ces phénomènes, accentués par les épisodes climatiques récents et les effets du changement climatique, constituent une menace directe pour les habitants, les équipements publics et l’activité économique locale.
Face à ce constat, la commune a engagé un projet ambitieux visant à renforcer la protection côtière. Celui-ci prévoit notamment la réhabilitation de 400 mètres d’enrochements existants ainsi que la création de 100 mètres supplémentaires, afin d’assurer une continuité de protection jusqu’à l’embouchure de la rivière de Baillif.
Au-delà de l’aspect technique, cette opération s’inscrit dans une vision globale de développement durable. Elle ambitionne de concilier protection du territoire, préservation de l’environnement et valorisation du front de mer, notamment à travers l’amélioration du cadre de vie et le développement d’un tourisme respectueux.
Les échanges ont également porté sur les modalités de mise en œuvre du projet. La commune, maître d’ouvrage, a exprimé ses attentes en matière d’accompagnement technique, réglementaire et financier. Le coût prévisionnel des travaux, estimé à environ 900 000 euros hors taxes, nécessite en effet la mobilisation de financements multiples et un partenariat étroit entre les différents acteurs.
Cette réunion a permis de poser les bases d’une collaboration renforcée entre l’ensemble des partenaires, avec un objectif commun : sécuriser le territoire et préparer l’avenir de Baillif face aux défis climatiques.